Kubaneh (pain yéménite-israélien au beurre)

Le pain yéménite roulé et beurré, cuit toute la nuit à four doux dans une cocotte ronde — texture filandreuse de brioche, croûte ambrée caramélisée.

Préparation
min
Cuisson
min
Portions
6
Difficulté
difficile

Préparation

  1. Délayer la levure dans l'eau tiède avec le sucre. Laisser mousser 10 minutes.

  2. Mélanger farine et sel. Ajouter levure-eau et huile. Pétrir 10 minutes en pâte souple et élastique.

  3. Couvrir, laisser pousser 1h30 (doit doubler). ### Façonnage en escargots beurrés

  4. Dégazer la pâte, diviser en 6 boules.

  5. Sur un plan **bien beurré** (pas fariné), étaler chaque boule au plus fin possible à la main (presque transparent), comme une grande crêpe de 30 cm.

  6. Tartiner généreusement de beurre (1 grosse cuillère par disque).

  7. **Pliage en escargot** : prendre les bords et amener au centre comme un baluchon, puis aplatir légèrement. Re-tartiner de beurre. Rouler en boule serrée.

  8. Disposer les 6 boules serrées dans la cocotte beurrée. ### Cuisson ultra-longue (8 heures)

  9. Préchauffer le four à 110°C.

  10. Verser 100 ml d'eau dans le fond de la cocotte (vapeur). Couvrir hermétiquement.

  11. **Cuisson démarrer le soir vers 22h pour le matin de shabbat** : 8-10 heures à 100-110°C.

  12. La pâte cuit en vapeur + chaleur lente, devenant fondante à l'intérieur, brun-doré caramélisé à l'extérieur grâce au sucre et au beurre. ### Service

  13. Le matin : sortir le kubaneh, démouler délicatement. Il doit être brun-cuivré profond, brillant de beurre.

  14. **Servir tiède**, à déchirer à la main par parts/spirales. Accompagner d'œufs hamine, tomate râpée fraîche et zhug.

  15. La tradition yéménite : prendre un morceau de kubaneh, le tremper dans le mélange tomate-zhug, ajouter un quartier d'œuf — chaque bouchée associe tendre-pungent-frais.

Notes

  • Origine : pain traditionnel des Juifs yéménites — emporté en Israël et devenu plat-symbole du brunch shabbat à Tel-Aviv. Popularisé par la jeune génération de chefs israéliens (notamment Erez Komarovsky).
  • Cuisson basse : c’est non-négociable. À 110°C max — sinon ça brunit trop vite et le centre reste cru.
  • Variantes : version « kubaneh sucré » avec dattes-noix-cannelle pour le petit-déj sucré.
  • Texture filandreuse signature : on doit pouvoir le déchirer en couches comme une brioche feuilletée.