Pâté chinois (hachis parmentier québécois au maïs)

Le hachis parmentier québécois en trois couches : bœuf haché aux oignons, maïs en grains, purée de pommes de terre — la madeleine de Proust de toutes les familles du Québec.

Préparation
min
Cuisson
min
Portions
6
Difficulté
facile

Préparation

  1. Éplucher pommes de terre, couper en gros morceaux. Cuire 25 minutes à l'eau salée.

  2. Égoutter, écraser au presse-purée. Incorporer beurre, lait chaud, muscade, sel et poivre. Mélanger en purée souple. ### Couche de viande

  3. Émincer finement oignons et ail.

  4. Dans une grande poêle, chauffer l'huile. Faire revenir oignons et ail 8 minutes jusqu'à coloration dorée.

  5. Ajouter le bœuf haché, casser à la cuillère, cuire 8 minutes à feu vif pour bien colorer.

  6. Ajouter sauce Worcestershire, sarriette, sel, poivre. Mélanger. ### Montage

  7. Préchauffer le four à 200°C. Beurrer un grand plat à gratin profond (30×22 cm).

  8. **Couche 1** (base) : étaler la viande hachée en couche uniforme.

  9. **Couche 2** : disposer les grains de maïs égouttés. Saler-poivrer. (Option : ajouter la crème pour version « pâté chinois crémeux ».)

  10. **Couche 3** (sommet) : étaler la purée généreusement. Lisser à la spatule. Rayer en stries décoratives à la fourchette.

  11. Parsemer de noisettes de beurre. Saupoudrer de paprika. ### Cuisson

  12. Enfourner 35-40 minutes : la purée doit être bien dorée sur les pointes, le plat bouillonner sur les bords.

  13. Laisser tiédir 10 minutes avant de servir.

  14. Servir avec ketchup (à la québécoise) et cornichons aigre-doux.

Notes

  • Origine : nom mystérieux ! Plusieurs théories :
  • Apporté par les ouvriers chinois de la construction des chemins de fer canadiens (XIXe siècle).
  • Inventé dans la ville de South China (Maine) par des Québécois immigrés.
  • Aucune trace claire — mais le plat est devenu emblème de la cuisine québécoise.
  • L’ordre des couches dans l’assiette est sacré : viande au fond, maïs au milieu, purée au dessus.
  • Le ketchup au moment de manger fait débat — certains québécois le considèrent comme indispensable, d’autres comme un sacrilège.
  • Économique et nourrissant. Plat-doudou de l’enfance pour toute une génération québécoise.